Je crois que je deviens sourde.
Vous ne devinerez jamais d’où j’écris : c’est la semaine de relâche, suis en direct de chez Isaute à Brossard.
J’y ai emmené mon fils et l’un de ses amis pour qu’ils se musclent autre chose que les pouces.
2 heures de trampoline, soit 120 minutes entourée de centaines de gamins hurlant, sans compter les parents.
La semaine de relâche (pour les enfants…) se termine ce soir. Pour ceux scolarisés dans les deux écoles françaises de Montréal, c’était double tarif.
Je regarde autour de moi. Il y a une connivence entre parents. Le regard qui dit ‘je sais ce que tu vis mais c’est tellement de bonheur.’

J’ai découvert ce sentiment de connivence à mon arrivée il y a 9 hivers à Montréal. Celle des expatriés. Des français comme nous qui ont quitté leur famille, leurs amis, leur job souvent, pour la grande aventure. Envoyés par leur boite tous frais payés ou déserteurs volontaires sans job à l’arrivée comme moi, le manque des êtres chers reste le même. On vit la même chose et on trippe sur les produits français qui nous manquent. Parlez à mon amie Virginie de sa tartiflette qui lui a couté 80$ de reblochon…

Cette même connexion, ce même plaisir d’échanger, je le découvre également avec les entrepreneurs. S’ils sont immigrés ET entrepreneurs, alors là!
Je ne suis pas la seule à moins bien dormir, à avoir de quoi noter sur sa table de nuit, à s’entendre dire que l’on peut prendre des vacances quand on veut, à connaitre le ‘blurring’, c’est-à-dire aucune coupure travail/perso, et je ne suis pas non plus la seule à connaitre ce sentiment de liberté, à avoir trouvé un sens à ce que je fais.
Ne pas lâcher, garder le cap….nous sommes notre propre capitaine.

PS: J’ai rédigé ce post vendredi, j’ai depuis retrouvé l’audition, merci!

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *